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EN BREF
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À Genève, la mise en place de la préférence cantonale a été instaurée pour favoriser l’intégration des demandeurs d’emploi locaux dans la fonction publique. Bien que cette initiative montre des résultats encourageants en augmentant les chances de recrutement des candidats assignés par l’office cantonal de l’emploi (OCE), elle présente également des défis, notamment en ce qui concerne la pertinence des candidatures et le taux de convocation aux entretiens. La Cour des comptes a soulevé ces problématiques et propose des recommandations pour optimiser ce dispositif et répondre plus efficacement aux besoins du marché de l’emploi genevois.
La préférence cantonale mise en place à Genève vise à améliorer l’intégration des demandeurs d’emploi locaux dans la fonction publique. Cette directive, adoptée en 2011, oblige l’administration à signaler les postes vacants à l’office cantonal de l’emploi (OCE) avant toute annonce externe. Malgré les résultats positifs observés, la Cour des comptes a relevé certaines faiblesses de ce dispositif et propose des recommandations pour optimiser son efficacité.
Fonctionnement de la directive de préférence cantonale
Depuis son adoption en 2011, la directive de préférence cantonale a pour objectif de répondre à un taux de chômage à Genève supérieur à la moyenne suisse. Selon cette mesure, l’administration doit annoncer tout poste vacant à l’OCE au moins dix jours avant de procéder à une publication externe. Ce processus permet d’assigner jusqu’à cinq candidats à chaque poste, garantissant ainsi qu’ils soient reçus par le service recruteur.
Une augmentation des chances d’engagement
Les données fournies par la Cour des comptes montrent que cette procédure a un impact positif sur les chances de recrutement. En 2024, 4,6% des candidats assignés ont été engagés, contre seulement 1,8% pour ceux qui postulent sans assignation. Cela représente un taux de recrutement 2,5 fois supérieur pour les candidats assignés, ce qui démontre l’efficacité de ce dispositif dans l’attribution des postes au sein de la fonction publique.
Une procédure perfectible
Malgré ces résultats encourageants, certaines faiblesses sont à souligner. La Cour des comptes note que seulement 20% des candidats assignés sont effectivement convoqués à des entretiens. Cette faible proportion s’explique par un manque d’adéquation entre les compétences des candidats assignés et les exigences des postes à pourvoir.
Un « matching » délicat
Le processus de correspondance entre les candidatures et les profils des postes s’avère complexe. Ce manque d’adéquation peut démotiver les candidats, rendant le processus de recrutement plus difficile. De plus, les recruteurs, insatisfaits des dossiers qui leur sont assignés, préfèrent souvent ne pas organiser d’entretiens inutiles.
Les défis du marché de l’emploi
La directive ne prend pas pleinement en compte les diverses réalités du marché de l’emploi, notamment les secteurs où le manque de main-d’œuvre est structurel, comme celui de la santé. La pertinence des assignations peut donc varier significativement selon le domaine, rendant certaines candidatures moins efficaces.
Recommandations de la Cour des comptes
Pour remédier à ces insuffisances, la Cour des comptes a formulé quatre recommandations que le Département de l’économie et de l’emploi ainsi que l’OCE ont acceptées. Parmi ces suggestions figure une révision des modalités d’application de la directive, incluant une éventuelle reconsidération du délai de dix jours avant la publication des offres et l’exclusion des professions en pénurie de main-d’œuvre.
Cette ajustement pourrait renforcer l’efficacité de la procédure de recrutement et réduire les écarts entre les candidats assignés et les postes disponibles. Pour ceux qui s’intéressent à la formation et à l’amélioration de leurs compétences avant de postuler à la fonction publique, il existe divers programmes disponibles, comme ceux évoqués ici : formations en intelligence artificielle.
Pour une transition réussie vers le marché de l’emploi, il est également essentiel de s’informer sur le vécu des différentes populations, y compris les réfugiés. Des initiatives sont mises en place pour favoriser leur intégration : retard d’intégration professionnelle.
Enfin, pour ceux qui envisagent de s’installer à Genève, il est crucial de comprendre les dynamiques du marché de l’emploi et les carrières potentielles disponibles dans la ville. Un guide complet est accessible ici : guide sur les organisations internationales et les carrières à Genève.
Dans un contexte économique en évolution, des analyses comme celle sur l’impact pour les travailleurs frontaliers en Suisse peuvent également fournir des éclaircissements supplémentaires : impact sur les travailleurs frontaliers.
- Directive de 2011 : Mise en place pour soutenir l’emploi local face à un taux de chômage supérieur à la moyenne suisse.
- Annonce des postes : L’administration doit publier les offres d’emploi à l’OCE dix jours avant tout autre canal.
- Candidatures assignées : L’OCE propose cinq candidats maximum pour chaque poste vacant.
- Taux de réussite : 4,6% des candidats assignés sont recrutés, contre 1,8% sans assignation.
- Convocation des candidats : Faible taux de convocation à l’entretien, atteignant seulement 20%.
- Matching délicat : Les assignations sont souvent inadéquates au profil des postes.
- Problématique sectorielle : Les assignations moins efficaces dans les secteurs avec pénurie de main-d’œuvre, comme la santé.
- Recommandations de la Cour des comptes : Révisions du délai d’application et meilleure efficacité de l’OCE.
À Genève, la préférence cantonale dans la fonction publique vise à favoriser l’emploi des demandeurs d’emploi locaux inscrits à l’office cantonal de l’emploi (OCE). En 2011, une directive a été adoptée pour améliorer les chances de ces candidats face à un taux de chômage plus élevé que la moyenne suisse.
Fonctionnement du dispositif
Lorsque qu’un poste devient vacant, l’administration est tenue de l’annoncer à l’OCE dix jours avant sa publication externe. L’OCE propose jusqu’à cinq candidats pour le poste. Les recruteurs doivent obligatoirement recevoir ces candidats, et justifier leur choix en cas de non-sélection.
Taux de recrutement
D’après une analyse par la Cour des comptes, le taux de recrutement des candidats assignés est de 4,6%, bien supérieur à celui des candidats non assignés, qui est de 1,8%. En 2024, par exemple, 1473 postes vacants ont été annoncés, avec 264 engagements pour les candidats assignés.
Difficultés rencontrées
Malgré ces résultats positifs, le taux de convocation des candidats assignés aux entretiens est faible, atteignant seulement 20%. Ce constat souligne un niveau d’adéquation insuffisant entre les candidatures et le profil des postes. Cela peut entraîner une démotivation des candidats et une insatisfaction parmi les recruteurs.
Recommandations de la Cour des comptes
La Cour a formulé quatre recommandations pour améliorer le dispositif :
- Revoir le délai de dix jours avant la publication des offres.
- Exclure de la procédure les professions en pénurie de main-d’œuvre.
- Améliorer la pertinence des assignations selon les réalités sectorielles.
- Permettre à l’OCE d’être plus efficace dans son rôle de mise en relation.
Postuler et obtenir des informations
Les candidats intéressés par des opportunités d’emploi au sein de l’Etat de Genève sont invités à s’inscrire auprès de l’OCE. Pour en savoir plus sur les processus et les offres actuelles, vous pouvez consulter des ressources supplémentaires à travers les liens suivants :
- Intégration des jeunes dans le monde professionnel à Genève
- Poste clé de chef de la sécurité à l’ONU
- Le mal-être au travail à Genève
- Accompagnement des humanitaires vers le secteur privé
- Pénurie d’emplois à l’ONU pour les diplômés hors Europe
FAQ sur la Préférence Cantonale à Genève
Qu’est-ce que la préférence cantonale? La préférence cantonale est une directive adoptée à Genève en 2011 qui vise à favoriser l’emploi des demandeurs d’emploi inscrits à l’office cantonal de l’emploi (OCE) en les assignant à des postes vacants au sein de l’Etat.
Quels sont les résultats de la directive? Selon une analyse de la Cour des comptes, la directive augmente les chances d’être recruté, avec un taux de 4,6% pour les candidats assignés par rapport à 1,8% pour ceux qui postulent sans assignation.
Combien de postes ont été annoncés en 2024? En 2024, il y a eu 1473 postes vacants annoncés par les services recruteurs de l’Etat, avec 5737 candidatures assignées déjà déposées.
Quel est le taux de convocation des candidats assignés aux entretiens? Le taux de convocation des candidats assignés aux entretiens est de seulement 20%, ce qui indique une inadéquation entre les candidatures et les profils des postes à pourvoir.
Quelles sont les recommandations de la Cour des comptes? La Cour des comptes a émis quatre recommandations, notamment de revoir le délai de dix jours avant la publication des offres et d’exclure les professions en pénurie de main-d’œuvre.
Pourquoi le taux de convocation est-il si bas? Le taux de convocation est faible en raison d’un niveau d’adéquation insuffisant entre les candidatures assignées et les profils recherchés, ce qui peut démotiver les candidats.
Quels secteurs sont concernés par des assignations moins pertinentes? Les assignations sont moins pertinentes dans des domaines où il y a un manque de main-d’œuvre structurel, comme dans le secteur de la santé.